28 mai 2010

Summer News

Ankara, pas tout à fait station balnéaire et pas encore station thermale bien que parsemée de hamams et autre saunas, cette jadis petite ville duplateau anatolien ( moins de 50000 habitants en 1920) se transforme à untrain d'enfer pour acceuillir ses plus de 4,5millions d'habitants contemporains et moi et moi et moi....La vitesse à laquelle avance les chantiers est facilitée par le peu de considération apportée à la sécurité ainsi que par des plages horaires de travail sur les sites très proche du 24/24, 7jours/7. Les travaux ne sont parfois annoncés que par l'étrange présence d'un bulldozer manoeuvrant sur la voie la plus à droite de l'autoroute, ce qui occasionne quelques surprises...

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Parfois cependant, certainement dans un soucis de protection de la vie humaine, un des ouvriers est placé, avec un mouchoir rouge qui n'arriverait pas à reveiller un taureau chargé à la testostérone, en pleine voie de circulation pour annoncer le trou béant de 2m de profondeur dans la route situé à 3 metres derrière lui. Le tapage médiatique réalisé autour de la distance de freinage ainsi que de l'attention à apporter au volant prend ici tout son sens.Les moyens mis en oeuvre sont considérables ; la route reliant Ankara à Esengoga l'aéroport, s'est vu completement transformée en 5 mois, avec la consruction de nombreux ouvrages d'art, la mise en 4 voies et tout ça sur plus de 15 kms et avec la contrainte d'une circulation péri urbaine(contrainte exclusivement absorbée par les usagers qu'on hésite pas à faire passer par des chemins en terre très peu carrossable).

Au débutdes travaux et alors qu'automobilistes, ouvriers et autres engins partageaient le même espace vital, j'ai dénombré plus de 90 camions travaillant sur le site pour déplacer de la terre ainsi qu'une 40aine d'engins poussant, tractant, burinant, déplacant des montagnes. Cette fourmilière géante qui s'agitait dans la poussière me ramenait au plus belle heure de la conquête de l'ouest et à la construction du chemin de fer l'accompagnant.Pas encore totalement ouverte à la circulation la "route de l'aéroport" a vu migrer ses engins vers la "Cinnah" et "Eskisheir Yolu", deux des routes les plus fréquentées à Ankara, l'une en ville à proximité de l'ambassade, l'autre étant une des 4 voies entrant en ville pourqu'elles subissent à leur tour des transformations considérables. Tous ces travaux rendent parfois la couduite rock'n roll comme ce fut le cas voilà 2 jours où en plus des engins , des routes démolies, des ouvriers traversant en courant la 4 voies, 3 accidents sur moins de 2 kms sont venus agrémentés mon déplacement. Indéniablement le turc pioche dans trois types de conduite qui le rend dangereux sans attendre de croiser des travaux sur les routes :

-la conduite jacky avec ses dépassements à droite, ses queues de poisson,ses appels de phare, coups de klaxon et autres "collage au cul de bagnole"

-la conduite Malibu California Miami Surf Hawai Dream adoptée par la jeune génération friquée consiste à etre seul sur laroute, telephone portable à l'oreille, le code de la route n'existe pas(de toute façon il ont acheté leur permis) et seul les usagers situés devant eux peuvent interferer sur leur conduite (le dépassement de cette catégorie est dangereux).

-la conduite" Prend ma R12, j'te dis que ça roule bien à Ankara", certainement la plus surprenante car régie par aucune rêgles précises, rien n'est impossible à ces pilotes de l'extrême qui n'hésitent pas pour enchanter la population à prendre la bande d'arret d'urgence dans le sens inverse, s'arreter voie de gauche sur l'autoroute, se mettre à droite sur une trois voies pour tourner à gauche... ni logique, ni esprit de compétition juste des "burnes del 'espace".Bien sur à toute généralité existe ses exceptions dont les chauffeurs de bus et de poids lourds font partis. Pour ces HOMMES point de salut, la route est leur domaine, chasse gardée, théatre de leurs exactions, avec Eux tu joues pas sinon ils t'éparpillent, te ventilent, te dispèrsent,te carambolent. Avec eux c'est pas la conquête de l'ouest, c'est le farwest. J'ai eu à subir les béligérences d'un de ces cow boy au volant de son semi qui lassé de la conduite asceptisée des autoroutes décida, sur une bretelle de changement, de venir le plus près possible de mon parechoc, certainement amusé qu'il était de l'impossibilité que j'avais de fuir, prisonnier d'un autre de ses congénères. Ce qui devait arriver arriva, il fini par me toucher en cassant mon feu arrière. Point de bagarre, son scalp sêche au poste de sécurité.Tout ça pour vous dire qu'Ankara se transforme, qu'en plus de ces travaux routiers, des lignes de métro sont en construction ainsi qu'un nouvel aéroport qui sera celui-ci de taille "internationale". La municipalité dans toute ces transformations n'oublie pas de mettre une touche de "vert" avec la plantation de nombreux arbres sur toutes lesartères de la ville.

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Posté par ronankara à 03:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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